INVESTISSEUR :
CONCILIER FINANCE ET HARMONIE ! 

 

   Lorsque l’on est investisseur professionnel, quel type de relation avoir avec l’entreprise pour maximiser la création de valeur ?    Faut-il mettre la pression ou faire confiance ? Dans un monde en changement, y a t-il de nouveaux critères à prendre en compte pour investir ?

Investir n’est pas un long fleuve tranquille 

   Sans nier la motivation financière, la plupart des investisseurs en capital font ce métier avec la passion du développement des entreprises.

   Leur rôle est d’aider les entreprises à franchir une étape majeure de leur développement en leur apportant des moyens et une expertise financière, et en les aidant à prendre du recul stratégique.

   Un certain nombre d’écueils complexifient leur mission:

Un biais financier
   L’investisseur a par nature une approche financière et juridique des choses. Jonglant avec dextérité avec son tableur, son réflexe est de chercher les sources d’optimisation financière.

  Un exemple: dans le suivi des participations, les réunions entre investisseurs et dirigeants ont-elles tendance à commencer par les leviers d’amélioration et les chiffres ou par les nouvelles positives et par un « Bravo » ? Les dirigeants n’ont-ils pas besoin comme tout un chacun de reconnaissance ?
   Ce biais, ajouté à la compétition entre fonds et à la pression à la performance pour lever le prochain fonds peut parfois pousser aux excès  (LBO trop « leveragé », discours trop financier avec les dirigeants, etc.).

Une complexité croissante
   Le changement de paradigme et de comportements en cours provoqué par la digitalisation, les réseaux sociaux, le « big data », etc génère une complexité et une fréquence des changements accrue, donc une moins bonne visibilité. Les projections financières à la base des montages deviennent de moins en moins fiables dans un monde en constant bouleversement…
« Pivoter » risque de ne plus être réservé aux start-up mais de devenir relativement courant, ce qui générera des tensions entre les dirigeants, les fonds et les pools bancaires !
   L’âge d’or de la stabilité et de la prédictibilité semble en passe d’être révolu pour laisser la place au monde “VUCA” (Vulnerability, Uncertainty, Complexity, Ambiguity).

Une vision pas toujours claire des choses 
   N’étant pas au quotidien dans l’entreprise, il n’est pas facile pour les investisseurs d’avoir une vision objective des choses… d’où des risques d’erreurs d’interprétation.
   En France, les investisseurs peuvent difficilement « ouvrir le capot » car ils doivent prendre garde au risque de s’immiscer dans la gestion, qui peut avoir des conséquences juridiques dangereuses (gestion de fait et risques attachés). Il leur est donc difficile d’avoir une grille de lecture objective de l’entreprise et de son état de santé.
   Si les choses ne se déroulent pas comme prévu, le « fusible » utilisé (avec une extrême prudence) sera quelques fois le remplacement d’un ou plusieurs membres de l’équipe de direction, alors que le problème peut provenir  d’incohérences à d’autres niveaux. D’où l’importance pour les dirigeants de communiquer avec transparence et d’installer de la cohérence et de la confiance. 

Des critères d’investissement incomplets 
   Aux critères classiques d’investissement (qualité de l’équipe dirigeante, visibilité et opportunité de marché, santé financière…), il manque selon nous un critère clé : la compatibilité entre le fonds et l’entreprise !
   Si la compatibilité est faible, les quiproquos, la méfiance et les tensions ont une forte propension à se développer, avec des conséquences négatives pour le fonds comme pour l’entreprise.
   Et ce risque est d’autant plus important que les sociétés de capital investissement aussi bien que les entreprises expriment souvent mal et n’incarnent pas pleinement leurs véritables fondamentaux identitaires : les sites web des fonds véhiculent généralement les mêmes messages… et les valeurs affichées par les entreprises sont souvent les mêmes (satisfaction client, innovation, performance, engagement, agilité, etc.) ; c’est tout dire !

investisseur : concilier finance et harmonie

Marier finance et harmonie est créateur de valeur 

Investir dans des entreprises ayant un bon degré d’harmonie
   Selon nous, une entreprise se développe de manière optimale lorsqu’elle est cohérente à tous les niveaux dans ses actions et décisions aussi bien en interne qu’avec son écosystème (ses clients, partenaires …). Voilà pourquoi nous aidons les entreprises à instaurer des équilibres harmonieux par la construction d’une cohérence opérationnelle, organisationnelle, stratégique, humaine et financière.
   Cette cohérence est une clé de lecture simple dans un environnement complexe. Elle se traduit par une grande clarté dans le discours et le positionnement, et un niveau élevé d’authenticité et de transparence. L’entreprise n’a plus besoin de “sur-vendre”.
   Les équipes y sont engagées, autonomes, souriantes. Les entreprises franchissent alors les obstacles plus facilement.
   Un audit d’harmonie ne serait-il pas plus important que certains audits ?

Mettre l’entreprise sur de bons rails
   Juste après avoir investi, n’est-ce pas le bon moment d’encourager l’entreprise à installer de bons fondamentaux, à faire évoluer certains modes de pensée managériaux, à poser les enjeux de manière claire en écoutant les équipes, à encourager le dirigeant à prendre du recul sur son entreprise ?

  Le rôle d’un investisseur est selon nous celui d’un accompagnateur. Il doit donc sensibiliser le dirigeant sans entrer profondément dans la gestion et déposséder/déresponsabiliser le dirigeant… ce qui reviendrait à prendre sa place et à ne plus jouer son propre rôle !

Faire des stars du portefeuille des super-stars
  Selon nous, si l’entreprise construit et conserve des équilibres harmonieux, elle se développe alors rapidement : elle se lance avec moindre risque dans une dynamique d’expansion (géographique, nouvelles gammes de produits, croissances externes), et a plus de chance de devenir une super-star !
 Une entreprise « harmonieuse », bénéficiant de fondamentaux clairs, de plans d’actions et d’une stratégie de développement cohérents, d’une communication impactante, d’une organisation agile, d’un personnel engagé, d’un middle management autonome … n’est-elle pas en position idéale pour déclencher un effet « coup de cœur » auprès de futurs acquéreurs ?
  Nous pensons que c’est en faisant des stars du portefeuille des super-stars que la rentabilité des fonds d’investissement atteindra des niveaux de performance élevés.

Courage and vulnerability

Oser une posture de fonds « harmonieux » 

   Les sociétés de capital investissement n’ont selon nous pas besoin d’avoir les dents longues et de mettre une pression noire sur les dirigeants pour créer de la valeur. Bien au contraire, l’inverse ne serait-il pas la clé du succès : chercher à bâtir des relations harmonieuses, encourager les entreprises à veiller à leurs équilibres et faire confiance…?

Enrichir les critères d’investissement et faire confiance
  Lors de nos accompagnements nous encourageons les fonds et les entreprises à mieux assumer et incarner leurs véritables fondamentaux identitaires et à prendre en compte ce critère dans leur « mariage ».
    S’il y a compatibilité, la greffe prend et la confiance s’installe spontanément, ouvrant la voie à la transparence.
  Le fonds a d’autant moins besoin d’être « contrôlant » et interventionniste, procurant ainsi à l’entreprise une plus grande autonomie et marge de manœuvre. Les discussions sont plus productives et in fine l’influence du fonds et le poids de ses recommandations sont supérieures. Le fonds n’est pas alors « sleeping partner » mais « efficient partner ». L’entreprise n’hésite pas à le solliciter.

Favoriser la transparence pour réduire les risques
  Encourager l’entreprise à s’harmoniser permet au fonds d’avoir une vision claire de la situation. D’où une relation de confiance entre les fonds et les dirigeants, de moindres risques de quiproquos ou d’incompréhensions et une meilleure coopération en cas de difficultés.
   A contrario mettre une pression continue ou changer les membres de l’équipe de direction ne représentent-ils pas un risque majeur ?

Renforcer son attractivité en tant que fonds
    Concilier performance financière, éthique et plaisir est selon nous la voie la plus naturelle et performante.
   Assumer pleinement un tel positionnement ne constitue-t-il pas par ailleurs un facteur puissant de différenciation et d’attractivité pour une société de capital investissement tant vis-à-vis des investisseurs institutionnels que vis-à-vis des chefs d’entreprises ?

  Nous croyons que les relations entre fonds d’investissement et entreprises sont des relations privilégiées qui, si elles sont basées sur des valeurs partagées et donc sur la confiance et l’authenticité, peuvent être une formidable source de création de valeur pour toutes les parties: fonds, dirigeants, collaborateurs, clients…

investisseur : concilier finance et harmonie

Share This: